Une entreprise qui s’engage dans une démarche RSE entend par là contribuer aux enjeux du développement durable. Elle cherche à avoir un impact positif sur la société, tout en étant économiquement viable. Voici quelques critères qui entrent dans le périmètre RSE :
La RSE est clairement définie au niveau international par la norme ISO 26000 qui liste 7 axes :
La RSE n’est pas une histoire si nouvelle que ça… Le concept apparaît pour la première fois en 1953. Le sommet de Rio en 1992 débouche sur la première définition partagée du « développement durable ». En 1997, le protocole de Kyoto instaure les premiers objectifs partagés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il est aujourd’hui signé par 200 pays.
En France, depuis les Loi Grenelle de 2007 et 2010, les obligations RSE pour les entreprises se sont multipliées et étendues. Elles ne touchaient d’abord que les entreprises de plus de 5 000 salariés, aujourd’hui des obligations sont aussi faites aux entreprises de 500 et même de 250 salariés…
Si 80% des TPE-PME (moins de 250 salariés) n’ont encore formalisé en 2020 aucune démarche RSE, il y a fort à parier qu’elles pourraient elles aussi y être bientôt contraintes.
On peut penser que le secteur associatif sera également concerné dans un avenir proche. A fortiori les associations qui jouissent d’une reconnaissance des Pouvoirs Publics (notons que les ARUP comme la Fédération nationale doivent déjà agir en faveur de la parité femme / homme dans leurs instances, par exemple).
Générations Mouvement et la RSE
Comme tout acteur de la société, Générations Mouvement peut jouer un rôle et contribuer à la transition écologique et sociale. La Fédération nationale comme ses 7 000 associations membres peuvent agir sur leur territoire en faveur du développement durable. Beaucoup d’acteurs GM font déjà de la RSE individuellement et au quotidien : on ne jette pas ses déchets dans la nature, on éteint la lumière quand on quitte la pièce, on ne gaspille pas la nourriture, on prend soin des autres, etc.
Notons aussi que des associations et bénévoles GM développent déjà des activités directement ciblées «développement durable», en toute conscience : installation de mangeoires pour les oiseaux, nettoyage de chemins, collectes de radiographies pour recyclage, etc. On pourrait ajouter les RU ou l’opération nationale Solidarité Madagascar, qui sont aussi très en phase avec la RSE…
Avec 500 000 adhérents qui participent aux activités de 7 000 associations, GM ce sont des milliers de déplacements quotidiens, d’échanges de mails, de repas ou de documents imprimés sur papier. Mais aussi des dizaines de réunions chaque semaine (CA, par exemple), des voyages, etc. L’impact de ces actions n’est donc pas insignifiant. Générations Mouvement se réfère à des valeurs humanistes, de partage et de solidarité et intergénérationnelles. Ses valeurs en font donc un candidat très naturel au lancement d’une démarche RSE.
Quels sont les avantages de la RSE ?
Des démarches durables peuvent présenter un réel intérêt pour GM :
- Agir en cohérence avec ses valeurs : la RSE est un réel projet de cohésion d’équipe ;
- Fidéliser ses bénévoles et attirer de nouveaux talents via un sentiment d’appartenance à un réseau associatif qui se soucie du progrès social et de l’environnement ;
- Réduire certaines dépenses (énergies, matières premières : par exemple, l’abandon progressif des cartes d’adhérents = 4 arbres et l’équivalent de 10 baignoires remplies d’eau économisés) ;
- Se mettre en phase avec les attentes sociétales et ainsi bénéficier d’une image plus moderne ;
- Valoriser sa démarche RSE auprès des financeurs, partenaires, etc. qui ont eux des obligations de vigilance par rapport aux soutiens qu’ils accordent.
Quelles sont les étapes clés d’une démarche RSE ?
- Identifier les valeurs collectives des acteurs GM. La charte récemment adoptée apporte des réponses, en précisant notamment : « nous engager dans une démarche de responsabilité sociétale pour favoriser le développement durable, dans le respect des personnes et de l’environnement, pour les générations actuelles et futures » ;
- Faire un état des lieux à 360° de nos pratiques associatives : nos activités (modèles, impact environnemental, choix des fournisseurs, etc.), nos réunions et rassemblements (déplacements, fournisseurs, gestion des déchets, etc.), notre communication (papier, numérique, modèles), la question sociale (pour les assos employeurs), etc. ;
- Démarrer avec la logique des « petits pas » en choisissant un petit nombre d’actions réalistes et évaluables dès les premiers mois, à l’aide d’indicateurs clés : l’opération lancée en 2022 « Faites du tri dans vos messageries » est l’un de ses petits pas mais quel impact réel ? Comment le mesurer ?
Comment animer les initiatives RSE au quotidien ?
Pour que la RSE soit efficace et implique l’ensemble du Mouvement, il est nécessaire de mettre en place une démarche collective et d’avoir des relais.
Il faudra associer très tôt l’ensemble des parties prenantes à la réflexion, et s’appuyer sur un réseau de référents départementaux RSE qui reste à construire.
Quelques réponses à apporter avant d’aller plus loin
La Fédération nationale, initiatrice de la réflexion, souhaite-t-elle s’engager seule dans une démarche RSE ? Ou souhaite-t-elle associer les FD, voir même l’ensemble du Mouvement ? Auquel cas, il faudra concerter (le prochain séminaire des présidents peut-être une occasion).
Parmi les 7 critères de la norme ISO 26000 rappelés plus haut, le(s)quel(s) entre(nt) le plus en résonnance avec les valeurs et objectifs de GM ? Cela doit être un point de départ à la réflexion…